Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Bon vent ! L’épisode 5 sera disponible prochainement. Bon vent ! L’épisode 5 sera disponible prochainement. « Bon vent ! » (4/18). Vincent, 63 ans, ancien steward chez Air France, n’avait pas envie du folklore « déprimant » du départ à la retraite. Alors, pour son dernier vol, il emmène son compagnon en voyage à Rio. Et aurait pu ne jamais en revenir. Article réservé aux abonnés « Quand je pense à un pot de départ, j’imagine un commissariat new-yorkais, des collègues faisant semblant de se marrer et portant un toast à un vieux flic… A Air France, où j’ai travaillé pendant trente ans comme steward, j’ai pu assister à des dizaines de pots de départ. J’ai toujours trouvé ce moment sordide. Pleurer sur son dernier vol, boire une coupe de champagne à Roissy [Val-d’Oise], partir avec un avion sculpté dans un bloc de résine transparent et filer au parking : non merci. Je profite d’un plan de départs volontaires pour prendre ma retraite, en 2013. J’ai 50 ans. Je ne me vois pas comme un retraité, des projets m’attendent : partir m’installer en Asie avec mon copain et développer ma passion pour la photographie. Quand un membre du personnel navigant s’en va, on s’arrange pour que sa famille soit dans l’équipage pour un dernier vol, sur la destination de son choix. Et la tradition, sur le vol retour, c’est que les membres du PNC [personnel navigant commercial] découpent l’uniforme du jeune retraité pour qu’il finisse en lambeaux. Il y a des jeux, c’est la grande rigolade… Tout ce que je déteste. Il vous reste 63.86% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.