Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Confrontés à un été sec et très chaud, les exploitants agricoles du Lauragais vont voir leurs rendements chuter. Ils réclament de pouvoir stocker l’eau en hiver. Article réservé aux abonnés On pourrait penser qu’elle est la plante la plus complice du soleil. Il n’en est rien. Dans la région du Lauragais, au sud de Toulouse, le tournesol souffre lui aussi de cet été caniculaire, privé d’eau depuis deux mois. Sur son exploitation de 150 hectares, qui s’étend sur la commune de Monestrol (Haute-Garonne), Baptiste Marquié, 39 ans, se désole, mercredi 12 août : « Notre métier devient un jeu de poker, on ne maîtrise plus rien. » Dans ses mains, des graines de tournesol cramées. Un peu plus loin, des gousses de colza, plantées au mois de juin, toujours pas remplies de ces précieuses graines. « Normalement, nos cultures bénéficient du vent d’autan, qui apporte de la fraîcheur. Là, il ne transporte que de la chaleur », constate l’exploitant. Dans ce territoire très vallonné, les cultures de maïs, tournesol, orge ou colza dominent. Comme bon nombre de ses voisins agriculteurs, Baptiste Marquié s’ouvre à d’autres cultures pour s’adapter à ces étés tropicaux qui règnent sur la région depuis quelques années. Le colza planté en juin l’a été après la récolte d’orge, sur la même parcelle. « Je fais aussi du pois chiche depuis trois ans. Cela marche bien, mais nous avons déjà récolté avec un mois d’avance », précise-t-il. Il vous reste 76.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Encore un été comme celui-là et il n’y aura plus de céréaliers dans le coin » : en Haute-Garonne, le maïs ou le sorgho ne résistent pas aux chaleurs extrêmes
Confrontés à un été sec et très chaud, les exploitants agricoles du Lauragais vont voir leurs rendements chuter. Ils réclament de pouvoir stocker l’eau en hiver.









