Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Nathalie Bréda, spécialiste de la réponse des arbres aux aléas climatiques à l’Inrae, décrit, dans un entretien au « Monde », le bouleversement subi par le métabolisme des arbres dans les conditions extrêmes que nous connaissons. Article réservé aux abonnés Ecophysiologiste, directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), Nathalie Bréda décrypte la complexité des mécanismes adaptatifs des arbres face à la combinaison inédite de chaleurs extrêmes et de sécheresse qui touche, depuis fin mai, le territoire hexagonal. Des conditions qui augmentent le risque de mortalité dans les années à venir. Comment les arbres réagissent-ils à une situation comme celle que nous traversons ? Pour comprendre, il faut savoir que confrontés à des températures très élevées, les arbres font à peu près comme nous : ils transpirent pour refroidir leurs feuilles, afin de faire baisser leur température. En situation de canicule, lorsque les sols sont encore suffisamment humides et qu’ils peuvent absorber de l’eau pour alimenter ce processus, on ne perçoit aucun signe visible sur la physiologie des arbres. C’est ce qui s’est passé en mai lors du premier pic de chaleur : il n’y avait pas de jaunissement ou de perte des feuilles, malgré des températures très élevées. Mais lorsque ces températures se combinent avec des conditions de sécheresse et que l’arbre ne peut plus prélever autant d’eau dans le sol, les stomates de ses feuilles [les pores grâce auxquels l’arbre peut transpirer] tendent à se fermer et ralentissent le processus de transpiration. Il vous reste 68.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.