Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Incendies Incendies Incendies Le chercheur Julien Ruffault estime, dans un entretien au « Monde », que les politiques d’aménagement du territoire sont essentielles pour tenter de s’adapter à des saisons des feux rendues plus intenses, plus longues et plus extrêmes par le réchauffement. Article réservé aux abonnés Dix mille personnes évacuées et un incendie ayant déjà parcouru 4 600 hectares dans les Pyrénées-Orientales, un feu qui continue de progresser dans une zone de montagne près de Die (Drôme), des pompiers qui luttent dans l’Ariège, l’Aude ou le Gard… Au lundi 6 juillet, 11 000 hectares ont déjà brûlé cette année en France métropolitaine, selon le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, contre un peu plus de 5 000 l’année dernière à la même date. Julien Ruffault, spécialiste des feux de forêts à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), revient sur ce début de saison des feux et sur les évolutions auxquelles il faut se préparer. Comment qualifiez-vous la situation actuelle ? Cette saison démarre fort, avec une précocité record : jamais 11 000 hectares n’avaient brûlé à cette date depuis au moins vingt ans dans le sud du pays. Le printemps n’a pas été particulièrement sec, mais nous subissons l’effet des deux canicules de mai et juin : ces vagues de chaleur provoquent une accélération du dessèchement de la végétation, avec une perte en eau dans les sols et en surface. Cet état de dessiccation [l’élimination de l’humidité] du combustible, c’est-à-dire tout ce qui a préparé la végétation à brûler, est vraiment important et s’ajoute aux conditions instantanées que sont le vent, la température et l’humidité. Il vous reste 80.6% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Jamais 11 000 hectares n’ont brûlé aussi tôt dans l’été depuis au moins vingt ans dans le sud de la France »
Le chercheur Julien Ruffault estime, dans un entretien au « Monde », que les politiques d’aménagement du territoire sont essentielles pour tenter de s’adapter à des saisons des feux rendues plus intenses, plus longues et plus extrêmes par le réchauffement.















