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epuis le 5 août, un incendie d’une ampleur sans précédent ravage le massif des Corbières, dans l’Aude. En moins de vingt-quatre heures, plus de 17 000 hectares sont partis en fumée.

Ce feu illustre une nouvelle génération d’incendies dits « extrêmes » qui dépassent désormais les capacités humaines d’intervention. Leur intensité exceptionnelle, leur vitesse de propagation très rapide et les conditions climatiques extrêmes rendent toute extinction traditionnelle illusoire. Ce phénomène, autrefois exceptionnel, tend à devenir la norme en Méditerranée.

Les spécialistes définissent ces incendies comme des événements dont la puissance thermique dépasse 10 000 kilowatts par mètre, avec des fronts de feu se déplaçant à plus de 3 kilomètres par heure, capables de générer leurs propres vents violents et qui empêchent les pompiers d’intervenir en première ligne. Dans ce contexte, les moyens terrestres et aériens, même massifs, ne parviennent qu’à limiter les dégâts.

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