Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Incendies Incendies Incendies Dans une expertise collective du CNRS, dix-sept chercheurs mettent en avant les meilleures stratégies de protection applicables à la France, alors que 70 % des incendies éclosent dans les « interfaces urbaines », où se mêlent bâti et nature. Article réservé aux abonnés Les incendies aux portes de nos cités ne relèvent plus de la science-fiction. L’été 2025 l’a cruellement rappelé quand, le 8 juillet, un brasier aux abords de Marseille a détruit plusieurs dizaines de logements, ou que les flammes du gigantesque incendie de l’Aude se sont approchées de Narbonne en août. Face à l’aggravation du changement climatique, qui allonge la saison des feux et multiplie les sinistres hors normes, le CNRS a publié, vendredi 29 mai, une Expertise scientifique collective (ESCo) intitulée « Incendies et villes : la résilience des interfaces urbaines face aux incendies de végétation dans le contexte du changement climatique ». Dix-sept chercheurs y ont analysé plus de 1 100 publications internationales pour en extraire les meilleures stratégies de protection, applicables à la France, alors que 70 % des incendies éclosent dans ces « interfaces urbaines » où se mêlent bâti et nature. Cet état de la recherche démontre qu’il faut agir en amont ; que la résilience se conjugue « à l’échelle des habitants, du voisinage, mais aussi de l’aménagement et de la gouvernance des territoires », rappelle Christine Bouisset, géographe (CNRS/TREE) et coordinatrice du travail. La recherche internationale pointe cinq leviers majeurs pour éviter qu’un jour Paris ou Marseille ne vivent le cauchemar qu’a connu Los Angeles en janvier 2025, où 37 personnes sont mortes et où 13 000 habitations ont disparu dans les flammes de deux méga-incendies. Il vous reste 71.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.