Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Incendies Incendies Incendies Dans un entretien au « Monde », la spécialiste de la gestion sociale de l’environnement estime que les risques d’incendies forestiers, jusqu’ici surtout cantonnés à la zone méditerranéenne, vont s’accroître et se généraliser à l’ensemble du pays. Article réservé aux abonnés Spécialiste de la gestion sociale de l’environnement, Pauline Vilain-Carlotti a réalisé une thèse sur les incendies de forêt en 2015. Elle est actuellement directrice d’études risque d’incendie de forêt chez Warucene, un bureau d’études spécialisé. Elle a publié L’Epreuve du feu. Habiter autrement la Terre (Flammarion, 272 pages, 21 euros). L’été vient de commencer et les Pyrénées-Orientales sont déjà touchées par d’impressionnants feux de forêt. Que faire pour empêcher les départs d’incendie ? Le changement climatique se matérialise sous nos yeux de manière assez violente. La saison des incendies démarre traditionnellement à la mi-juillet et se poursuit jusqu’à la fin du mois d’août, voire jusqu’à la mi-septembre, mais depuis plusieurs années, elle démarre plus tôt et elle finit plus tard. Ce qui semble aujourd’hui exceptionnel a de grandes chances d’être une norme, voire une norme basse, dans les années à venir. Le risque de feux de forêt, qui concernait jusqu’ici surtout la zone méditerranéenne, est en train de devenir une problématique nationale. Actuellement, la gestion du risque est strictement réactionnelle mais une logique préventive est nécessaire – et en France cet outil est insuffisamment mobilisé. Alors que plus de 60 départements sont classés en risque incendie, l’interdiction d’accéder à certaines forêts reste une mesure trop ponctuelle et trop marginale. Au niveau individuel, il faudrait sensibiliser tout le monde, non seulement à la menace d’être exposé au feu mais aussi au risque de le déclencher. Dans les zones où la végétation est très sèche, certaines activités devraient en outre être limitées aux heures les moins chaudes. Il vous reste 67.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.