Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Incendies Incendies Incendies Végétation sèche, sols sableux qui ne retiennent pas l’eau… Juliette Faivre, la directrice de l’agence Ile-de-France Est de l’Office national des forêts, revient, dans un entretien au « Monde », sur le feu qui touche la forêt d’Ile-de-France et les conditions qui ont permis son départ. Article réservé aux abonnés Près de 23 000 hectares de forêt, plus de 15 millions de visiteurs par an, des milliers d’espèces animales et végétales, des milieux extrêmement variés… Exceptionnelle par sa superficie, sa fréquentation et sa richesse en biodiversité, la forêt de Fontainebleau, située à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Paris, subit un incendie quasiment sans précédent. Lundi 13 juillet dans l’après-midi, au lendemain de son déclenchement, le feu a déjà parcouru environ 800 hectares, et des moyens aériens inédits ont été mobilisés. Selon le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, cet incendie « pourrait avoir une origine volontaire » alors qu’« une dizaine de points de départ de feu » ont été observés « dans un périmètre de 1 000 mètres ». Juliette Faivre, la directrice de l’agence Ile-de-France Est de l’Office national des forêts (ONF), explique pourquoi, selon elle, les conditions étaient réunies pour un feu exceptionnel en Ile-de-France. Comment qualifiez-vous cet incendie ? Historiquement, nous savons que la forêt de Fontainebleau peut être concernée par les incendies, les archives montrent qu’il y a toujours eu des feux. En 1944, pendant la seconde guerre mondiale, il y avait déjà eu un incendie de près d’un millier d’hectares, tout comme en 1945, mais c’était dans un contexte très particulier. Les Allemands avaient provoqué des feux pour faire sortir les maquisards. En 1921, 762 hectares avaient aussi brûlé. Quoi qu’il en soit, l’événement que nous vivons est historique. Nous sommes face à la crise d’ampleur que nous redoutions. Il vous reste 67.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Incendie de Fontainebleau : « Nous sommes face à la crise d’ampleur que nous redoutions »
Végétation sèche, sols sableux qui ne retiennent pas l’eau… Juliette Faivre, la directrice de l’agence Ile-de-France Est de l’Office national des forêts, revient, dans un entretien au « Monde », sur le feu qui touche la forêt d’Ile-de-France et les conditions qui ont permis son départ.














