Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Les Décodeurs Les Décodeurs Incendies Incendies Incendies Les fortes chaleurs, les sécheresses persistantes, les nuits plus chaudes et le rejet dans l’atmosphère d’énormes quantités de gaz à effet de serre et d’aérosols contribuent, par leur effet cumulatif, à accroître le risque d’embrasement des massifs forestiers. Article réservé aux abonnés Pour les scientifiques, c’est un consensus : le réchauffement climatique augmente le risque d’incendies plus intenses et plus fréquents. De multiples travaux de recherche ont démontré sans l’ombre d’un doute que la modification du climat sous l’effet des activités humaines avait déjà favorisé le phénomène au cours des dernières décennies, et qu’il irait en s’amplifiant à mesure que la planète se réchauffe. Mais comment, au juste, le climat agit-il sur les feux ? La sécheresse, premier coupable Le réchauffement climatique a deux effets majeurs qui peuvent faciliter la propagation des incendies : la baisse des précipitations dans certaines régions et la hausse globale des températures. La baisse des précipitations observée dans le sud de l’Europe à la saison estivale diminue les chances que les feux s’éteignent naturellement, que ce soit grâce aux gouttes de pluie ou à l’humidité de l’air, qui peut, dans certains cas, « interrompre la chaîne de propagation du feu d’un arbre à l’autre », note Laurent Li, directeur de recherche au Laboratoire de météorologie dynamique. « Un effet inverse peut toutefois se produire dans la moitié nord de la France, où les précipitations estivales ont plutôt tendance à augmenter l’été », nuance Renaud Barbero, climatologue à Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Pour la température, c’est plus subtil. En tant que telles, les fortes chaleurs ne favorisent pas les incendies. « Au Congo, par exemple, où il peut faire à la fois très chaud et très humide, les conditions ne sont pas propices aux feux », relève Philippe Ciais, directeur de recherche au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement. Mais dans les climats tempérés comme celui de la France, les fortes chaleurs combinées aux faibles précipitations entraînent une sécheresse qui, elle, constitue le principal accélérateur des incendies. Il vous reste 74.92% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Pourquoi le réchauffement climatique, implacable ennemi des forêts, attise les incendies
Les fortes chaleurs, les sécheresses persistantes, les nuits plus chaudes et le rejet dans l’atmosphère d’énormes quantités de gaz à effet de serre et d’aérosols contribuent, par leur effet cumulatif, à accroître le risque d’embrasement des massifs forestiers.








