Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Économie Économie Économie Tribune Collectif Si la discipline budgétaire est nécessaire, elle est susceptible de devenir contre-productive en l’absence de demande, rappellent, dans une tribune au « Monde », les cinq économistes en chef des organisations syndicales des pays scandinaves, tout en dénonçant la stratégie du gouvernement finlandais d’extrême droite. Publié aujourd’hui à 10h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Le manque d’attention portée aux citoyens ordinaires et aux relations économiques fondamentales continue de freiner les Etats scandinaves. Pour des économistes comme nous, cela n’a rien de surprenant – nous nous réunissons régulièrement, comme cela a été le cas en Finlande, du 5 au 7 mai, pour discuter des tendances communes et des enjeux de politique économique. La Finlande constitue un cas révélateur, tandis que l’expérience des pays nordiques comporte de nombreuses leçons pour toute l’Europe. Les mesures de consolidation prises par le gouvernement d’extrême droite à Helsinki visaient à stimuler l’emploi et à améliorer la situation budgétaire. Pourtant, les effets positifs escomptés ne se sont pas matérialisés. Au contraire, le marché de l’emploi s’est détérioré, et le taux de chômage a atteint le niveau le plus élevé parmi les pays de l’Union européenne et de l’Organisation de coopération et de développement économiques [10,5 % en juin, selon Eurostat]. L’excédent budgétaire public, lui, se fait toujours attendre. Le gouvernement a privilégié des baisses d’impôts pour les hauts revenus et les entreprises, tout en introduisant des réformes défavorables au marché du travail et en réduisant les prestations de sécurité sociale destinées aux citoyens. L’Europe risque de répéter une erreur familière, en serrant la vis trop tôt. La répartition des revenus joue un rôle dans le niveau d’activité économique. En effet, les citoyens ordinaires, dont les marges économiques sont plus faibles, montrent une propension marginale à consommer plus élevée, tandis que les hauts revenus épargnent une plus grande part de leur revenu marginal. La redistribution actuelle devrait donc réduire l’activité économique. Cela est particulièrement vrai lorsque le chômage est élevé, que les offres d’emploi sont rares et que tout effet comportemental sur les demandeurs d’emploi possède un potentiel très limité d’avoir une influence sur le taux d’emploi. Il vous reste 60.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Politique budgétaire : « L’Europe risque de répéter une erreur familière, en serrant la vis trop tôt »
TRIBUNE. Si la discipline budgétaire est nécessaire, elle est susceptible de devenir contre-productive en l’absence de demande, rappellent, dans une tribune au « Monde », les cinq économistes en chef des organisations syndicales des pays scandinaves, tout en dénonçant la stratégie du gouvernement finlandais d’extrême droite.






