Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Sécheresse Sécheresse Sécheresse Dans un entretien au « Monde », Simon Porcher, chercheur en sciences de gestion, explique que la gestion de l’eau devrait devenir une question centrale dans le débat public, alors que le mois de juillet a battu tous les records de sécheresse et de chaleur. Article réservé aux abonnés La France a connu, depuis avril, un déficit de pluies et plusieurs vagues de chaleur d’ampleur inédite, qui ont créé les conditions d’une sécheresse exceptionnelle et alarmante. Vendredi 7 août, 99 départements étaient concernés par une mise sous surveillance pouvant faire l’objet de restrictions à l’usage de l’eau, dont 67 considérés comme en « crise ». Cet assèchement généralisé des sols et des cours d’eau a de graves conséquences sur l’agriculture, l’économie, la santé humaine, tout en étant en lien direct avec la multiplication des feux de forêts. Il ne s’agit pas d’une crise passagère, mais du résultat d’une lente dégradation de nos ressources en eau, qui mérite d’être mieux abordée démocratiquement, juge Simon Porcher, professeur en sciences de gestion à l’université Paris-Dauphine-PSL, dans son essai Nous sommes faits d’eau. L’avenir d’une ressource vitale (Les Corps conducteurs, 352 pages, 22 euros). En quoi notre gestion de l’eau est-elle en partie responsable de la situation de sécheresse que nous connaissons ? On voit bien, en cette année 2026, qu’avec le réchauffement climatique, le cycle de l’eau est bouleversé. Des périodes de précipitation très intenses, comme cet hiver, précéderont des périodes de sécheresse très intenses. Il va falloir gérer cela beaucoup plus fréquemment qu’avant, alors même que l’eau est sujette à des pressions anthropiques. L’artificialisation des sols, qui empêche l’eau de s’y infiltrer quand il pleut, des pratiques agricoles intensives, qui exposent les sols et réduisent aussi leur capacité à retenir l’eau, la pollution… Il vous reste 73.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.