Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Eau Eau Eau Le directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement alerte, dans un entretien au « Monde », sur la situation hydrique en France, où la sécheresse progresse rapidement, et met en garde contre l’aggravation des conflits d’usage. Article réservé aux abonnés Les rivières se tarissent, les nappes souterraines s’affaiblissent, et les restrictions d’usage de l’eau se multiplient. Yves Tramblay, directeur de recherche en hydrologie à l’Institut de recherche pour le développement et contributeur du chapitre sur la région méditerranéenne dans le 6e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC, paru de 2021 à 2023), décrypte la sécheresse qui progresse dans tout l’Hexagone. Le projet de loi d’urgence agricole, qui prévoit de réduire les concertations locales sur les usages de l’eau, est selon lui « un très mauvais signal ». Plus de 80 départements sont concernés par des arrêtés limitant les usages de l’eau – les prélèvements agricoles, par exemple. Comment qualifier la situation hydrologique actuelle ? Elle est exceptionnelle. C’est inédit d’avoir eu un maximum d’humidité des sols en février, à la suite des pluies excédentaires dans plusieurs régions, puis de s’approcher du niveau bas de la sécheresse historique de 1976 dès ce début d’été. Nous avons atteint des valeurs critiques dans beaucoup de régions, qui se traduisent déjà par des niveaux de rivières très bas. Concernant les nappes, le dernier point du Bureau de recherches géologiques et minières a montré qu’une partie des régions sont en situation de stress, notamment dans le Limousin et le Nord-Est. Il vous reste 84.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.