Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Eau Eau Eau Cours d’eau, nappes souterraines et sols sont mis à rude épreuve par l’insuffisance des pluies et les très fortes températures. Une situation qui engendre déjà des mesures de restriction dans de nombreux départements et fait craindre un été compliqué pour la gestion de l’eau. Article réservé aux abonnés La Garonne est mal en point. Le fleuve a un débit si faible que de premiers lâchers d’eau vont devoir être réalisés dans les prochains jours des barrages hydroélectriques des Pyrénées, pour éviter qu’il ne tarisse. Ces renflouements surviennent d’ordinaire plus tard dans l’été. « En trente-trois ans de soutien d’étiage, cela n’a jamais été fait aussi tôt », relève Franck Solacroup, directeur général des services de l’Etablissement public Garonne Gascogne et affluents pyrénéens. Comme le cours d’eau, de nombreuses rivières de l’Hexagone sont fragilisées par la chaleur et le manque de pluies. Alors que les niveaux des nappes sont en baisse et que la sécheresse des sols s’aggrave, l’état des réserves hydriques préfigure un été difficile dans plusieurs départements, comme l’Indre ; 78 préfectures ont mis en place des restrictions ou incitent à économiser l’eau. Des mesures de crise ont aussi dû être prises dans une quinzaine d’entre eux – dans une partie de l’Allier, irriguer les cultures en puisant dans les rivières est prohibé depuis le 23 juin. Il n’est tombé, depuis le début de juin, que 27 millimètres de pluie en moyenne sur la France. Loin de la normale mensuelle de 68 millimètres pour le mois entier – et des trombes d’eau qui se sont abattues en février. « On a une accentuation des contrastes entre la saison hivernale et la saison estivale, analyse Simon Mittelberger, climatologue à Météo-France. C’est attendu dans le contexte de réchauffement climatique, avec des hivers qui peuvent être globalement plus pluvieux, mais qui n’écartent pas du tout le risque de sécheresse à l’été. » Il vous reste 77.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Manque d’eau et chaleur : la France sur la trajectoire d’une forte sécheresse estivale
Cours d’eau, nappes souterraines et sols sont mis à rude épreuve par l’insuffisance des pluies et les très fortes températures. Une situation qui engendre déjà des mesures de restriction dans de nombreux départements et fait craindre un été compliqué pour la gestion de l’eau.










