Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Une planche de BD de la rentrée L’épisode 5 sera disponible prochainement. Une planche de BD de la rentrée L’épisode 5 sera disponible prochainement. « Une planche de BD de la rentrée » (4/5). Avec « Le Clan de Walden », en librairie le 18 septembre, l’ancienne collaboratrice de « Charlie Hebdo » revient aux sources de la pensée écologique, embarquant le philosophe américain dans une opération d’écosabotage. Article réservé aux abonnés Crise environnementale aidant, les écrits naturalistes d’Henry David Thoreau (1817-1862) sont l’objet de redécouvertes constantes. Pour camper en BD le poète et philosophe américain, Catherine Meurisse s’est adonnée aux joies de la licence littéraire et de la fable politique. Si le titre de son prochain album, Le Clan de Walden (Dargaud, 152 pages, 26,50 euros, en librairie le 18 septembre), fait référence à l’œuvre la plus célèbre de Thoreau – Walden ou la Vie dans les bois (1854) –, l’autrice ne propose nullement une adaptation graphique du récit de sa retraite dans une cabane près de l’étang de Walden (Massachusetts). Catherine Meurisse n’a d’ailleurs pas rouvert l’ouvrage « depuis vingt ans », dit-elle au Monde, préférant s’appuyer sur le Journal de Thoreau, considéré comme le grand texte fondateur de la pensée écologique. Son album ne s’en déroule pas moins autour du point d’eau en question, où le diplômé d’Harvard est venu « jouir de la nature », aux confins d’un monde en proie à l’industrialisation. Une expérience qui s’avère loin d’être solitaire. Doués de parole, une brochette d’animaux sauvages – loup, belette, blaireau, écureuil… – devisent ainsi avec lui sur la culture des haricots. Ses retours en ville lui donnent par ailleurs l’occasion de revoir son mentor, le poète et philosophe Ralph Waldo Emerson (1803-1882). Mais, ne reculant devant aucun anachronisme, Catherine Meurisse va, entre autres, lui inventer une relation sentimentale, très contrariée, avec la biologiste Rachel Carson (1907-1964), connue pour son combat contre les pesticides. Il vous reste 48.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.