Publié le 05 août 2026 à 20:59.
2 min. de lecture
Soyons franc d’entrée de jeu: les amateurs de Sherlock Holmes, comme ceux du professeur Challenger, seront un brin frustrés par les Mémoires d’Arthur Conan Doyle, que rééditent Les Belles Lettres. Le père du détective le plus fameux de l’univers, et du scientifique découvreur du monde perdu, ne s’épanche guère sur ses principales créatures. Ce qui est logique, au fond, puisqu’il a toujours considéré que les enquêtes de Sherlock Holmes «ont nui à la meilleure partie de [son] œuvre».Cette autobiographie, écrite en 1924, soit six ans avant sa disparition, constitue de curieuses confidences, plutôt modestes. L’écrivain y raconte rapidement son enfance, s’étend dans de belles pages sur un voyage à bord d’un baleinier, comme médecin, qui lui a fait découvrir les régions arctiques, lesquelles ont «un charme que subit fatalement quiconque y pénètre». Puis les premières années comme docteur à Portsmouth.
Lire aussi: Plus vivant que jamais, Sherlock Holmes enquête en Pléiade et se décline en manga
A Davos puis à Caux








