Les chutes du Reichenbach, près de Meiringen, en Suisse, en août 2024. Où le héros d'Arthur Conan Doyle retrouve Moriarty pour leur dernier combat. NORA TEYLOUNI / LE TEMPS

« Sherlock Holmes, I et II », d’Arthur Conan Doyle, traduit de l’anglais par Claude Ayme, Alain Morvan, et Mickaël Popelard, sous la direction d’Alain Morvan, avec la collaboration de Claude Ayme, Baudouin Millet et Mickaël Popelard, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », deux volumes sous coffret, 1248 p. et 1184 p., 124 € jusqu’au 31 octobre.

Album Sherlock Holmes, de Baudouin Millet, Gallimard, « Albums de La Pléiade », 256 p., offert pour l’achat de trois volumes Pléiade.

Au début, et avant tout, il y a le docteur Watson. Sans lui, nous ne saurions rien de Sherlock Holmes. John H. Watson, médecin militaire, a frôlé la mort lors de la deuxième guerre anglo-afghane (1878-1880). Blessé, il a contracté là-bas la fièvre typhoïde et, « la santé irrémédiablement compromise », il a été rapatrié. A Londres, alors qu’il recherche un appartement au loyer en rapport avec sa modique pension, un ancien condisciple le met en relation avec un gentleman en quête de colocataire. Le logement, clair et confortable, se trouve au 221B Baker Street. C’est ainsi que Watson fait la connaissance de Holmes et que débutent leurs aventures. Il s’en fera, avec fidélité et admiration, le très scrupuleux chroniqueur. La première, Une étude en rouge (1887), commence par le récit de cette rencontre et de la découverte ébahie des extraordinaires capacités de déduction de son compagnon, avant de s’enfoncer dans les méandres d’une bien obscure et dramatique énigme.