Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Essais études littéraires Essais études littéraires Essais études littéraires Avec « Péguy. Un cœur qui a tant battu. Balade sur ses pas », l’auteur éclaire les versants intimes de l’œuvre d’un poète des circulations. Article réservé aux abonnés « Péguy. Un cœur qui a tant battu. Balade sur ses pas », de Nicolas Faguer, préface d’Emmanuel Godo, Salvator, 224 p., 19,90 €. L’aquarelle est affaire de nuances, la pensée de Charles Péguy aussi. Cette peinture amie de l’éphémère et des contrastes confondus illustre bien la vie et l’œuvre multiples, versatiles, de l’écrivain, né en 1873 et mort au front en 1914. L’analogie picturale est suggérée par Nicolas Faguer, professeur de français au collège, dans l’essai qu’il consacre à l’écrivain, Péguy. Un cœur qui a tant battu. On le connaissait socialiste et mystique catholique, dreyfusard et nationaliste, poète et journaliste fondateur des Cahiers de la Quinzaine, mais savait-on Charles Péguy peintre ? Ainsi commence cette « balade sur ses pas » : par la contemplation d’une aquarelle de jeunesse. Le collégien y représente la maison de ses voisins d’alors : « Tout semble fidèlement dessiné, exactement rendu. De cette même fidélité, de cette même exactitude qui marquera la prose de l’écrivain », commente l’essayiste. Une étrangeté vient pourtant troubler cette apparente transparence : un trait violet barre le toit rouge, qui donne son mystère à cette demeure ordinaire, « comme si le plus fidèle rendu de nos perceptions passait par d’autres couleurs que celles que nos yeux perçoivent ». Voilà dans ce dessin d’enfant comme la palette de l’art à venir de Péguy, son sens des synthèses audacieuses. Il vous reste 66.52% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.