Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Espagne Espagne Espagne Des centaines de personnes, des jeunes hommes et des adolescents dans leur immense majorité, ont soudainement rejoint par la mer, jeudi, depuis le Maroc, l’enclave espagnole située sur continent africain. Article réservé aux abonnés Ils ont fui avec le sourire vers l’Europe. Pieds nus, en slip ou en maillot de bain, certains à la nage, d’autres sur des bouées ressemblant à des pneus. Passé la digue qui sépare les faubourgs de la ville marocaine de Fnideq de la plage de Ceuta, ils ont couru vers le centre de l’enclave espagnole, levant les bras aux cris de « Viva España ». Alors qu’environ mille cinq cents entrées illégales de migrants avaient été observées depuis une dizaine de jours à Ceuta, le flux s’est soudainement accéléré, jeudi 30 juillet, avec l’arrivée par la mer de plusieurs milliers de personnes, de jeunes hommes et des adolescents dans leur immense majorité, Marocains pour la plupart. Neuf d’entre eux sont morts par noyade. Il s’agit de la plus importante arrivée de migrants depuis la grande crise de mai 2021, lors de laquelle plus de dix mille personnes avaient réussi à passer en deux jours la seule frontière terrestre de l’Union européenne avec le continent africain avec Melilla, l’autre enclave espagnole en territoire marocain. Du 1er janvier au 15 juillet de cette année, l’Espagne a enregistré une diminution de près de 25 % des arrivées sur son territoire. Cette baisse s’explique notamment par des accords signés avec le Maroc en février 2023 pour lutter contre la migration illégale. Le nombre de personnes empruntant la route vers les Canaries, par exemple, a chuté de 61 %. Toutefois, au gré de ces accords, les flux migratoires se sont déplacés. Ceuta est redevenue cette année l’une des portes privilégiées pour entrer en Europe avec une augmentation de plus de 149,4 % des passages par voie terrestre. Il vous reste 73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.