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ReportageAlors que circule la rumeur d’une nouvelle arrivée de migrants le 20 septembre dans la ville espagnole d’Afrique du nord, les hébergements sont insuffisants dans les centres d’accueil de l’Etat. La crise migratoire empoisonne chaque jour davantage les relations entre l’Espagne et le Maroc.
Une activité fébrile s’est emparée de la plage de Trampolin, au nord de Ceuta. Fréquentée d’ordinaire par de paisibles familles de la ville autonome espagnole d’Afrique du Nord, cette anse sablonneuse, d’où l’on aperçoit au loin le rocher de Gibraltar, est en train de se transformer en village de réfugiés. Six mille personnes s’y entasseraient aujourd’hui, d’après les équipes de nettoyage de l’entreprise Eco Servicios Ambientales envoyées sur place quotidiennement, au lieu des 2 000 dont parlent les autorités.
« Parmi eux, on a identifié 1 700 repris de justice », croit savoir l’un des agents à la manœuvre, sacs-poubelle en main, mercredi 9 septembre. Soucieux de garder l’anonymat, il porte un masque et un gilet orange fluorescent. En colère face à des conditions sanitaires épouvantables, il raconte les bouteilles remplies d’urine qu’il est tenu de ramasser sur le rivage, le conteneur qui déborde d’ordures, les dix cabines sanitaires qui empestent, les bagarres qui éclatent plusieurs fois par jour…






