Monde EuropeInterview. Pour Haizam Amirah Fernandez, directeur du Centre d'études arabes contemporaines de Madrid, cette crise intervient dans un contexte de tensions ravivées par le rapprochement de Pedro Sanchez avec l’Algérie.articleLecture 10 MinPublié le 31/07/2026 à 18:44bookmarkDes personnes portant des bouées gonflables marchent vers la frontière marocaine pour quitter l'Espagne, au milieu des passages massifs de migrants à pied et par mer du Maroc vers le territoire espagnol, à Ceuta, en Espagne, le 31 juillet 2026. REUTERS/Jon NazcaREUTERSLes images ont fait le tour du monde : des milliers de migrants massés face aux clôtures de Ceuta, des silhouettes nageant vers l’enclave espagnole, des forces de sécurité dépassées par l’ampleur du mouvement. Depuis le 30 juillet, la petite ville est au cœur d’une crise migratoire sans précédent. Selon le gouvernement espagnol, près de 50 000 personnes sont entrées illégalement en quelques heures à Ceuta. Le bilan humain est très lourd : 57 migrants ont déjà trouvé la mort en tentant de rejoindre ses côtes à la nage, d’après les informations du quotidien espagnol El País. Cette crise migratoire a suscité de nombreuses réactions en Europe, jusqu'aux Etats-Unis. La France a annoncé un renforcement des contrôles à sa frontière avec l'Espagne, tandis que l'Italie a menacé de suspendre Madrid du système de libre circulation interne de l'UE..