Aller au contenu principalSérieÉpisode 1Le 20 juin 1936, un mois et demi après la victoire aux législatives de la coalition des gauches, est promulguée la loi créant deux semaines de congés payés pour tous les Français. Un acquis social qui ne faisait pas partie des priorités du nouveau gouvernement ou de la CGT.Par Maxime GayraudLe 15 juin 2026 à 15h20, modifié le 15 juin 2026 à 15h20Cet article est réservé aux abonnés.Au tournant des années 1930, les partis de gauche avaient échoué à plusieurs reprises à imposer un projet instituant une semaine de congés payés. Le Parisien-DA/Hélène Roger-Viollet & Jean Fischer/Roger-Viollet, Bridgeman Images« La victoire est acquise ! » Le 8 juin 1936, la Une de L’Humanité, le journal du Parti communiste français tiré alors à 400 000 exemplaires, salue en lettres capitales le succès majuscule obtenu avec la signature des accords Matignon. Reconnaissance de la liberté syndicale, instauration de délégués des personnels dans les entreprises ou encore augmentation des salaires de 7 à 15 % figurent dans le texte. Mais pas encore les congés payés pourtant restés dans l’imaginaire collectif comme le plus grand acquis du Front populaire.Et pour cause, ils ne figuraient pas dans le programme de cette coalition de gauche, créée autour du Parti radical, de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) et du Parti communiste en réaction au coup de force des ligues d’extrême droite du 6 février 1934. Pas plus qu’il ne faisait partie des revendications majeures des syndicats.Économie
« Le patronat prend peur et lâche du lest » : les congés payés en 1936, la réforme du Front populaire qui n’était pas prévue
Le 20 juin 1936, un mois et demi après la victoire aux législatives de la coalition des gauches, est promulguée la loi créant deux semaines











