Le ministre du travail et des solidarités, Jean-Pierre Farandou, à l’Assemblée nationale, le 19 mai 2026. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »
Le Sénat a adopté mardi 16 juin le projet de loi visant à permettre aux boulangers et fleuristes artisanaux de faire travailler leurs salariés le 1er-Mai − une initiative gouvernementale qui a ravivé les clivages, quelques semaines après une Fête des travailleurs déjà très marquée politiquement.
Seul jour férié chômé et payé du calendrier, le 1er-Mai n’en finit plus de faire débattre la représentation nationale. Il y a six semaines, en pleine Journée internationale des travailleurs, le premier ministre, Sébastien Lecornu, et le patron de Renaissance, Gabriel Attal, futur candidat à la présidentielle, s’affichaient déjà chacun de leur côté dans une boulangerie pour défendre « la liberté de travailler ».
Mardi, c’est le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, qui a repris la main, en défendant devant les sénateurs un projet de loi de « clarification » du cadre légal du travail des salariés des boulangers et des fleuristes le 1er-Mai. Sans surprise au vu de sa majorité acquise à la droite et aux centristes, le Sénat l’a adopté à 229 voix contre 110, sans modification. L’ensemble de la gauche, qui relayait la position de syndicats hostiles, s’est opposée au texte.







