La ministre française du travail, de la santé, des solidarités et des familles, Catherine Vautrin, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 17 juin 2025. ALAIN JOCARD / AFP

Régularisation d’usages anciens ou dérégulation susceptible de faire tache d’huile ? Adoptée, jeudi 3 juillet, par le Sénat, la proposition de loi qui permet à certaines entreprises d’employer leurs salariés le 1er-Mai a un impact dont l’ampleur n’est pas évidente à cerner. Tout au long des débats, les élus du groupe Union centriste (UC), à l’initiative du texte, se sont voulus rassurants en soulignant que leur démarche visait simplement à « donner une base légale à des pratiques professionnelles en vigueur » depuis plusieurs décennies. Mais la gauche et l’ensemble des syndicats redoutent qu’une « brèche » n’ait été ouverte dans la réglementation, avec le risque qu’elle s’élargisse au fil des ans.

La proposition de loi en question a été déposée à la fin avril par Hervé Marseille, le président du groupe UC au Palais du Luxembourg, et sa collègue de Vendée, Annick Billon. Ils s’étaient émus que des patrons de boulangerie et de boutique de fleurs aient été verbalisés par l’inspection du travail pour avoir fait venir leurs collaborateurs un 1er-Mai.