Jean-Pierre Farandou, le ministre du travail et des solidarités, visite l’entreprise à but d’emploi Espacéa. A Pontchâteau (Loire-Atlantique), le 20 avril 2026. JÉRÉMIE LUSSEAU/HANS LUCAS POUR « LE MONDE »
C’est un nouveau dossier que Sébastien Lecornu se serait bien passé de voir atterrir sur son bureau. Déjà mobilisé par la crise des carburants et la menace d’une pandémie de hantavirus des Andes, le premier ministre va devoir rapidement s’occuper d’un autre sujet sensible : le coût du travail. Et trancher. Au risque de mécontenter le patronat ou de dégrader les comptes publics.
Le point de départ est simple. Avec la guerre en Iran qui a fait bondir les cours du pétrole, l’inflation est repartie en France, atteignant 2,2 % sur un an au mois d’avril, a annoncé l’Institut national de la statistique et des études économiques, mercredi 13 mai. Comme la réglementation le prévoit en cas d’emballement des prix au-dessus d’un certain seuil, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, a indiqué dans la foulée que le smic serait mécaniquement revalorisé de 2,4 % le 1er juin, sans coup de pouce politique particulier. De 1 443 euros net par mois pour un temps plein, ce salaire minimum devrait monter à près de 1 478 euros.






