Publié le 03/06/2026 21:21
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Pour gagner plus, certains travailleurs seraient-ils prêts à renoncer à leur cinquième semaine de congés payés ? Le débat revient, porté par des députés de droite.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Renoncer à quelques jours de vacances pour gagner plus. Dans une marbrerie des Yvelines, l'idée pourrait séduire Rémi Pilias. À 28 ans, le jeune salarié est en forme. Sa priorité : constituer de l'épargne. "Je n'ai pas d'enfant, je vis seul. Je n'ai pas forcément besoin de cinq semaines de vacances. S'il y a un avantage à n'en avoir que quatre, pourquoi pas ?", avance-t-il.Aujourd'hui, selon une étude, 20% des Français ne prennent pas la totalité de leurs cinq semaines de vacances. Mais ce choix ne convient pas à tout le monde, selon une responsable commerciale. "Dans mon cas personnel, étant maman de quatre enfants en bas âge, j'aurais du mal à exercer cette possibilité", affirme Marjorie Desprès. Le patron, Philippe Ledran, y trouve de son côté son intérêt. "Ça va me coûter plus, mais c'est des gens qui vont aussi rapporter du travail en plus et de la richesse pour tous. Pour eux, pour la société et pour l'État. C'est gagnant-gagnant", raisonne-t-il.Pouvoir travailler la cinquième semaine de congé pour se la faire payer, c'est justement la proposition de loi faite par Éric Pauget, député LR des Alpes-Maritimes. Il y voit une avancée. "C'est le salarié qui le veut ou pas, qui le propose à son employeur, en accord avec son employeur, et c'est le salarié qui est toujours libre", précise-t-il.Mais le texte de loi a-t-il des chances de voir le jour ? Pour le gouvernement, pas de tabou, mais pas question d'y aller en force, alors que les syndicats n'y sont aujourd'hui pas favorables. Et côté politiques, on est également très loin d'un consensus. "C'est absurde. On ne renforce pas le pouvoir d'achat en détricotant les droits sociaux ou les acquis sociaux. Le vrai problème, c'est l'inflation des prix, c'est le travail qui ne paie pas, c'est les salaires qui piétinent", dénonce Harold Huwart, député LIOT d'Eure-et-Loir. À droite, certains élus imaginent même aller plus loin, en donnant aux salariés la possibilité de monétiser l'intégralité de leurs congés payés.









