Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Éducation Éducation Éducation La cohabitation exceptionnelle de deux concours, de niveau bac + 3 et bac + 5, a généré une multitude de situations, pour les heureux admis autant que pour les déçus, dont la suite du parcours n’est pas évidente. Tour d’horizon. Article réservé aux abonnés Tout l’été, ils ne vont penser qu’à la rentrée. Leur point commun est d’avoir passé le nouveau concours de recrutement des enseignants de niveau licence (bac + 3), qui a fourni 42 % des admis au concours dans le premier degré, les 58 % autres ayant été recrutés via le concours « classique » de niveau master (bac + 5). Dans le second degré, la proportion de professeurs issue du nouveau concours est encore plus importante (48 %, contre 52 % issus du concours master). L’année 2026, en effet, a vu cohabiter les deux versions du concours pour assurer la transition de cette réforme du recrutement, sans créer d’année blanche. Seuls les lauréats du concours à bac + 5 sont attendus dans les classes à la rentrée, ceux du concours à bac + 3 devant intégrer un master professionnalisant – rémunéré pendant deux ans – où ils feront des stages avant de devenir enseignants. Un tel enchevêtrement de concours, conçu par le ministère de l’éducation nationale comme une chance unique d’élargir le vivier, a naturellement débouché sur toute une palette de situations, avec des candidats lauréats aux deux concours, à un seul, ou à aucun. Selon leur profil, la rentrée sera bien différente, et pour en avoir une esquisse Le Monde a lancé un appel à témoignages qui a reçu de nombreuses réponses. Déménager, mais où ? Tout s’annonce bien pour Lisa, 25 ans, qui sera professeure des écoles stagiaire au mois de septembre dans l’académie de Rennes. Titulaire du master des « métiers de l’enseignement et de la formation » (MEEF) – une mention qui va laisser place au master « enseignement et éducation » (M2E) –, elle a passé les deux concours, pour maximiser ses chances. « J’ai obtenu les Côtes-d’Armor, le département que je souhaitais, afin de ne pas avoir à déménager. Je serai en classe à 100 % à la rentrée, à dix minutes de mon domicile », se réjouit-elle. La question du déménagement est redoutée par un grand nombre de lauréats, comme Manon, 22 ans, qui a obtenu son master et son capes d’anglais à Toulouse. « Les affectations se basent sur le classement au concours et sur la situation personnelle du candidat. Etant donné que j’étais à la moitié du classement et que je ne suis ni pacsée, ni mariée, ni handicapée et sans enfants à charge, je n’ai pas pu obtenir mon académie numéro un, à savoir Toulouse, ni la numéro deux, Bordeaux », détaille-t-elle. Ce sera donc le troisième choix : Poitiers. Il vous reste 59.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Avec le double concours enseignants en 2026, un été dans le flou pour beaucoup d’admis et de recalés
La cohabitation exceptionnelle de deux concours, de niveau bac + 3 et bac + 5, a généré une multitude de situations, pour les heureux admis autant que pour les déçus, dont la suite du parcours n’est pas évidente. Tour d’horizon.






