Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement La Matinale La Matinale La Matinale La liste de La Matinale La liste de La Matinale La liste de La Matinale Le dernier dimanche de chaque mois, le service de Correction du « Monde » propose sa sélection de curiosités, de trésors et de perles du français. Place, cette fois, à quelques anecdotes linguistiques à savourer pour le plaisir... ou pour briller auprès de ses voisins de serviette. Article réservé aux abonnés LA LISTE DE LA MATINALE On peut voir la langue française comme une matière ardue, précise et exigeante. On peut aussi la considérer comme une boîte de bonbons à picorer ou la carte colorée d’un glacier de plage. Anagrammes, palindromes, aptonymes, curiosités étymologiques… quel parfum choisirez-vous ? Anagramme : du chien à la niche « Quelle stupide dispute ! Envoie donc le chien à la niche et mettons ce récit par écrit. » Quelque chose vous frappe-t-il dans cette (étrange) entrée en matière ? Non ?… Elle est truffée d’anagrammes. Une anagramme, du grec anagramma, « renversement de lettres », est, explique le Larousse, un « mot formé des lettres d’un autre mot disposées dans un sens différent ». Rappelons qu’anagramme est féminin – ne nous laissons pas abuser par sa ressemblance avec le masculin kilogramme. A quoi servent les anagrammes ? A rien. A s’amuser. Les anagrammes nous encouragent à jouer avec les mots. N’est-il pas curieux que stupide soit l’anagramme de dispute ? Niche celle de chien et récit celle d’écrit ? On pourrait ajouter soigneur et guérison, parisien et aspirine, juste et sujet, attention et tentation, diète et tiède, opéra et apéro, devenir et deviner, image et magie… Il vous reste 82.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.