La langue française peut être un véritable casse-tête, lorsqu’elle ne déchaîne pas les passions, sur la question de la féminisation des noms de métier par exemple. Ainsi, malgré des dizaines d’heures consacrées, notamment lors de la scolarité, aux règles de grammaire, l’accord du participe reste la bête noire des Français. Internet est venu corser la donne : à l’heure des contenus multimédias, il faut désormais s’accorder sur la prononciation, en particulier des noms propres. Passage en revue de ces trois cas de figure.
La douloureuse féminisation des noms de fonction
LE secrétaire perpétuel de l’Académie française Hélène Carrère d’Encausse est mortE en août 2023. Première femme à occuper cette position prestigieuse, l’historienne tenait pourtant au masculin, et avait insisté sur ce point dès sa nomination, en 1999. « Elle a souligné que cette élection était “importante pour les femmes”, écrivait alors Le Monde, mais a décidé qu’elle se ferait appeler “madame le secrétaire perpétuel”. »
« La secrétaire », au féminin, renvoyait-elle dans son esprit, comme dans celui de nombre de ses contemporains, à une fonction subalterne… et typiquement féminine ? Dans la plupart des entreprises du XXIe siècle, d’ailleurs, les secrétaires ont disparu au profit d’assistantes qui remplissent peu ou prou les mêmes fonctions, sous une appellation différente, débarrassée de son parfum péjoratif.






