Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Culture Culture Culture Les historiennes Lydie Bodiou et Véronique Mehl, autrices d’un « Dictionnaire des masculinités en Grèce ancienne », estiment, dans un entretien au « Monde », que le réalisateur américano-britannique a proposé dans son film une interprétation subtile et complexe des rapports de genre. Article réservé aux abonnés Avec son budget faramineux, ses prouesses techniques et son casting cinq étoiles, l’adaptation sur grand écran de l’Odyssée par Christopher Nolan ne cache pas son ambition de doter notre époque d’une épopée à sa démesure. Le plus grand défi de cette entreprise, pourtant, semble être ailleurs. Presque dix ans après MeToo, et alors que les idéologies masculinistes d’hier comme d’aujourd’hui puisent abondamment dans un imaginaire antique viriliste, sous quels traits peindre Ulysse, cet archétype masculin du héros antique ? Le caractère épineux de la question semble ne pas avoir pas échappé au réalisateur, qui a revendiqué s’être appuyé, pour son adaptation, sur la traduction féministe du texte homérique publiée en 2017 par la Britannique Emily Wilson. Pour quel résultat ? Lydie Bodiou, maîtresse de conférences en histoire ancienne à l’université de Poitiers, et Véronique Mehl, maîtresse de conférences en histoire ancienne à l’université Bretagne-Sud, codirectrices du Dictionnaire des masculinités en Grèce ancienne (Presses universitaires de Rennes, 618 pages, 32 euros), décryptent la façon dont les masculinités antiques y sont portées à l’écran et ce que cela dit, en creux, de l’évolution de nos propres représentations du genre. Il vous reste 87.36% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.