Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma A la recherche d’une esthétique originale susceptible de figurer le chef-d’œuvre épique de l’Antiquité, le cinéaste joue la carte du grandiose, avec un casting de prestige et d’énormes moyens, sans parvenir à convaincre. Article réservé aux abonnés L’AVIS DU « MONDE » - POURQUOI PAS En vingt ans de carrière, le Britannico-Américain Christopher Nolan, 55 ans, a assez rapidement conquis le statut de « super-auteur » hollywoodien, alors même que celui d’auteur, tout court, y était sourdement liquidé. On en voit la raison. Ses narrations toujours alambiquées appuyées sur des concepts empruntés aux sciences dures ou à la philosophie, son goût de la surcharge visuelle et sonore associé à des budgets de plus en plus faramineux font de chacun de ses films une sorte de cathédrale auteuriste qui permet au cinéma américain de se racheter une conscience universelle à bon prix. Depuis les polars indépendants du début de sa carrière, en passant par sa remarquable série de Batman, Christopher Nolan, depuis quelques années, ne tutoie plus que la monumentalité – des fins dernières (Interstellar, 2014), des épopées historiques (Dunkerque, 2017), des applications esthétiques de la dynamique quantique (Tenet, 2020), des génies scientifiques (Oppenheimer, 2023). On est donc modérément surpris par son appropriation de l’Odyssée d’Homère, pierre de touche de la culture occidentale. Il vous reste 67.49% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« L’Odyssée » : Christopher Nolan peine à se mesurer à Homère
A la recherche d’une esthétique originale susceptible de figurer le chef-d’œuvre épique de l’Antiquité, le cinéaste joue la carte du grandiose, avec un casting de prestige et d’énormes moyens, sans parvenir à convaincre.










