Le Parlement français a définitivement adopté mardi 21 juillet une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La mesure doit entrer en vigueur dès septembre pour protéger la santé des enfants et adolescents. Si cette législation est inédite en Europe, elle intervient après une première mondiale en Australie. Là-bas, les réseaux sociaux sont interdits aux moins de 16 ans depuis décembre 2025. Et quelques mois après son introduction, les résultats de cette mesure apparaissent mesurés.

Une dizaine de plateformes sont désormais interdites aux jeunes Australiens : Instagram, Facebook, Threads, Snapchat, YouTube, TikTok, Kick, Reddit, Twitch et X. À l'époque de la mise en place, la plupart se sont organisées : TikTok a annoncé la désactivation des comptes concernés, Meta a fait de même... En janvier, quelques semaines plus tard, les premières retombées semblaient encourageantes. La eSafety Commission – l'agence australienne de régulation chargée de faire appliquer la loi – avait annoncé que 4,7 millions de comptes appartenant à des moins de 16 ans avaient été fermés. "Aujourd'hui, nous pouvons annoncer que ça fonctionne", s'était félicité le Premier ministre Anthony Albanese lors d'une conférence de presse, comme le rapportait Reuters. Rapidement, les chiffres dévoilés se sont montrés moins réjouissants : dès le mois de mars, la Commission révélait dans un rapport que 7 parents sur 10 rapportaient que leurs enfants de moins de 16 avaient encore un compte sur l'une des applications visées.