Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Royaume-Uni Royaume-Uni Royaume-Uni C’est déjà la fin de l’état de grâce pour le nouveau premier ministre britannique, Andy Burnham. Le chef de file des travaillistes s’attire les critiques sur le financement de ses premières mesures, dans un contexte économique dégradé. Article réservé aux abonnés Le Heron Building, un immeuble de bureaux faisant face aux tourelles gothiques de la mairie de Manchester, n’a pas le cachet historique du 10 Downing Street, au cœur de Londres. C’est pourtant là, dans la capitale du nord-ouest de l’Angleterre dont il a été maire pendant dix ans, qu’Andy Burnham, le nouveau premier ministre britannique, a choisi de localiser « Number Ten North », son projet de centre du pouvoir délocalisé. Vendredi 24 juillet, il y a convié pour la première fois une partie de son gouvernement, formé quatre jours plus tôt. Le dirigeant travailliste, qui a sans ménagement poussé vers la sortie son prédécesseur, Keir Starmer, veut inaugurer une manière inédite de gouverner, dans un pays où presque toutes les décisions – du moins en Angleterre – sont prises entre le Parlement de Westminster et Downing Street. « Il s’agit de transférer le pouvoir de haut en bas, et de le confier aux personnes qui sont les mieux à même de l’exercer », a insisté Andy Burnham, vendredi, dans les colonnes du Guardian. Et Number 10 North n’est pas « un gadget éphémère », a-t-il déclaré aux fonctionnaires réunis dans le Heron Building pour l’accueillir. Ce sera « le centre nerveux d’un pays transformé », ou le « pôle Nord » qui contrebalancera l’attraction du « pôle Sud » londonien, a ajouté le député de Makerfield, une circonscription proche de Manchester. Il vous reste 77.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.