Monde EuropeAndy Burnham, qui emménage ce lundi 20 juillet 2026 au 10 Downing Street, est le septième Premier ministre du Royaume-Uni en seulement dix ans. Et les défis devant lui s'annoncent immenses. L'ancien maire du Grand Manchester, parfois affublé du surnom de "roi du Nord", promet de pacifier un pays en ébullition et d'étendre sa doctrine interventionniste à l’ensemble du territoire. Le Mancunien a des atouts réels. Là où Keir Starmer était froid et procédurier, lui parle aux gens. Sa décennie de maire a produit un résultat concret et populaire. Mais Andy Burnham hérite d’un pays où la méfiance envers la police et les institutions est grande. Un pays où les inégalités régionales sont réelles. Un royaume où les finances publiques sont si exsangues que chaque promesse de dépense nouvelle exige une amputation ailleurs. Le nouveau Premier ministre a jusqu'aux élections de 2029 pour transformer l'essai.Andy Burnham, lors d'un congrès du Parti travailliste, à Londres, le vendredi 17 juillet 2026.HENRY NICHOLLS/Pool via REUTERSRoyaume-Uni : Andy Burnham devient le septième Premier ministre britannique en dix ansLe "Roi du Nord" a remplacé ce lundi Keir Starmer à la tête du pays, après un entretien avec Charles III. Louise Haigh, du tribunal au premier cercle d’Andy BurnhamUn BlackBerry l’avait conduite devant un tribunal ; douze ans plus tard, Louise Haigh est devenue le bras droit d’Andy Burnham et l’une des organisatrices du prochain pouvoir travailliste. Il y a vingt ans, le pays semblait à son apogée. Aujourd'hui, alors qu'un nouveau Premier ministre a démissionné, son niveau de vie dépasse à peine celui de l’Etat le moins riche des Etats-Unis. Mais que s'est-il passé ? Dix ans après le Brexit, le Royaume-Uni semble prisonnier d'un cycle de défiance dont personne ne trouve l'issue. L'ancien maire de Manchester, favori pour succéder à Keir Starmer, promet de pacifier le royaume.Démission de Keir Starmer : pourquoi Andy Burnham pourrait le remplacer plus vite qu'attenduConfronté à une fronde grandissante au sein de son parti, Keir Starmer a fini par jeter l’éponge. Sa démission ouvre désormais la voie à Andy Burnham, le "King in the North", qui pourrait être propulsé à la tête du Royaume-Uni dès la mi-juillet.Le maire du Grand Manchester, favori pour succéder au Premier ministre Keir Starmer, souhaite étendre sa doctrine interventionniste à l’ensemble du pays. Un pari incertain.