La tâche sera rude pour Andy Burnham. Lundi 20 juillet, l'ancien maire du Grand Manchester, dans le nord de l'Angleterre, est officiellement devenu le nouveau Premier ministre du Royaume-Uni, succédant au très impopulaire Keir Starmer. Nommé leader du Parti travailliste (Labour) vendredi dernier, cette figure de la gauche britannique doit reprendre les rênes d'un pays en pleine crise économique, affaibli sur la scène internationale et en proie à la montée de l'extrême droite de Nigel Farage.

Contrairement à son prédécesseur Keir Starmer, élu en 2024, Andy Burnham n'a pas fait campagne sur un programme national très clair. La majorité Labour au Parlement reste la même que sous l'ère Starmer. Le nouveau locataire du 10 Downing Street devra donc composer avec. Il promet tout de même de "redonner de l'air" aux Britanniques avec des politiques sociales plus ambitieuses que le précédent gouvernement. Voici les trois priorités d'Andy Burnham à la tete du Royaume-Uni.

Un pouvoir décentré de LondresLe "roi du Nord", comme il a été nommé pendant sa campagne pour intégrer Westminster au mois de juin, porte une vision très décentralisée de l'exercice du pouvoir. Critique d'une administration trop centrée sur Londres, l'homme originaire du nord de l'Angleterre promet de redonner du pouvoir aux collectivités locales.