Des soldats du Front de libération de l’Azawad (FLA) pénètrent dans l’ancienne caserne de l’Africa Corps, au camp 2, à Kidal (Mali), le 11 mai 2026. AFP

Les Nations unies ont exigé, jeudi 23 juillet, une enquête sur « les actes de torture et les meurtres » commis lors d’une récente attaque de séparatistes touaregs et de djihadistes au Mali, qui a coûté la vie à plus de 50 militaires maliens.

L’embuscade meurtrière, contre un convoi de l’armée quittant la ville d’Anéfis, dans le nord du Mali, a eu lieu samedi dernier, après des semaines de combats au cours desquels les deux camps tentaient de prendre le contrôle de cette localité. Un élu local avait alors évoqué « plus de 50 militaires tués ». « Certains de nos hommes ont été purement exécutés », avait annoncé une source au sein de l’armée malienne.

Début juillet, des combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA), une rébellion indépendantiste touareg, et des djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), branche sahélienne d’Al-Qaida, avaient brièvement pris le contrôle d’Anéfis et encerclé une base militaire utilisée par l’armée malienne et des mercenaires du groupe paramilitaire russe Africa Corps. Le GSIM et le FLA ont revendiqué la responsabilité de l’attaque de samedi.