Un monument en soutien à l’armée malienne, à Bamako, le 26 avril 2026. - / AFP

Les djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), leurs alliés de la rébellion touareg, l’armée malienne et ses supplétifs russes de l’Africa Corps ont « commis de graves abus contre des civils » depuis les attaques sans précédent menées en avril contre la junte malienne, a dénoncé l’ONG Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué consulté lundi 29 juin par l’Agence France-Presse (AFP).

Le Mali est en proie à une situation sécuritaire critique après des attaques d’ampleur et coordonnées, menées les 25 et 26 avril par le GSIM, branche sahélienne d’Al-Qaïda, et la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA) à dominante touareg, qui ont notamment tué le ministre de la défense.

Outre de « graves abus contre des civils », « toutes les parties ont attaqué illégalement des civils et certaines parties ont détruit et pillé leurs maisons et leurs commerces », dénonce l’ONG de défense des droits humains dans le communiqué.

Selon HRW, les affrontements – ayant opposé près de Bamako et dans plusieurs autres villes le GSIM allié au FLA à l’armée malienne et ses supplétifs russes de l’Africa Corps – « ont tué 13 civils et blessé au moins 25 autres » le 25 avril à Gao et Kidal, dans le nord du pays.