Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés aux organisations jihadistes Al-Qaïda et Etat islamique, ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements touaregs indépendantistes.

Publié le 19/07/2026 13:17

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Un combattant du Front de libération de l'Azawad (FLA) devant un véhicule anciennement exploité par l'armée malienne, dans la ville de Kidal au nord du Mali, le 17 mai 2026. (SAMIR MAOUCHE / HANS LUCAS / AFP)

Un bilan très lourd. Au moins 50 militaires sont morts, samedi 18 juillet, dans le nord du Mali lors d'une des attaques les plus meurtrières subies par l'armée depuis le début du conflit qui ravage ce pays d'Afrique de l'ouest depuis une quinzaine d'années. La coalition des indépendantistes touaregs et de jihadistes a tendu une embuscade samedi contre un convoi de l'armée qui quittait la ville stratégique d'Anéfis – théâtre ces dernières semaines d'âpres combats pour son contrôle – pour se rendre dans la grande ville de Gao. "Le bilan provisoire de l'attaque est très lourd. Plus de 50 militaires tués. Et au moins 24 prisonniers", a déclaré à l'AFP un élu local du nord proche de la junte au pouvoir.Début juillet, une offensive d'envergure coordonnée du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affiliés à Al-Qaïda, et des indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA,) s'était soldée par la prise temporaire de la ville, encerclant le camp militaire défendu par les Forces armées maliennes et les paramilitaires russes d'Africa Corps. L'attaque a été revendiquée par le JNIM et les indépendantistes du FLA.