Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Keskili ? Keskèli ? L’épisode 3 sera disponible prochainement. Keskili ? Keskèli ? L’épisode 3 sera disponible prochainement. « Keskili ? » (2/5). Parmi ses auteurs de prédilection, l’écrivain cite Andersen, Dumas, Dickens, qu’il a découverts enfant, puis Alain, Céline, Gabriel Garcia Marquez, Antonio Moresco, Fernando Pessoa… Article réservé aux abonnés Un premier souvenir de lecture ? Les premiers vrais éblouissements pour moi sont liés aux livres que j’ai lus de nuit au pensionnat, à partir de 11 ans. Ça commence avec les Contes d’Andersen [1835-1873], ça continue avec Alexandre Dumas, bien sûr. Et puis Charles Dickens, dont je me rends compte avec le temps qu’il a été une grande influence. Ce sont des souvenirs de lecture à la lampe électrique. Les surveillants n’étaient pas dupes, je crois. Un chef-d’œuvre inconnu que vous portez aux nues ? Peut-être un des livres lus pendant cette période d’internat : La Légende de Gösta Berling, de Selma Lagerlöf [1891], qui est entre le roman, le conte et l’épopée néoromantique. C’est l’histoire d’un pasteur alcoolique qui perd sa cure après l’inspection d’un évêque et va se réfugier dans une forge, où il s’acoquine avec toute une clique. Il faudrait que je le relise aujourd’hui. Et en même temps, j’aurais peur d’abîmer mon souvenir. Peut-être que l’hyper-lyrisme du texte me découragerait aujourd’hui. Il vous reste 76.61% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.