Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie française Économie française Économie française Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Adopté définitivement par le Parlement, le projet de loi ouvre à toutes les filières la possibilité d’expérimenter un dispositif pour assurer des prix d’achat agricoles contenus entre une borne basse et une borne haute. Censé permettre de mieux rémunérer les producteurs, il divise profondément agriculteurs, industriels et négociants. Article réservé aux abonnés Parmi les sujets du projet de loi agricole, adopté définitivement au Sénat mardi 21 juillet, la question des revenus est passée inaperçue. Elle a pourtant donné lieu à de vifs débats parlementaires à l’Assemblée nationale comme au Palais du Luxembourg alors que, selon la première étude de l’Observatoire de la rémunération agricole équitable de Max Havelaar, 43 % des agriculteurs se paient moins du smic. La question est d’autant plus cruciale que les défaillances d’entreprises se multiplient parmi les exploitations agricoles sous l’effet de la conjoncture économique et climatique, et que les agriculteurs, en particulier les éleveurs bovins, réclament d’être payés au juste prix par les coopératives, les négociants ou les industriels auprès de qui ils s’estiment bien souvent perdants. Les débats parlementaires ont balayé un éventail de propositions. L’Assemblée nationale a adopté, à l’initiative de La France insoumise et du Rassemblement national, la mise en place de prix planchers, ne pouvant pas être inférieurs aux coûts de production, dans les contrats liant les producteurs à leurs premiers acheteurs. Cette version a été retoquée au Sénat, qui a préféré s’appuyer sur une mesure à l’opérationnalité incertaine, proposée par l’exécutif. Il vous reste 79.94% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Loi d’urgence agricole : des « tunnels de prix » à l’efficacité incertaine pour garantir les revenus des agriculteurs
Adopté définitivement par le Parlement, le projet de loi ouvre à toutes les filières la possibilité d’expérimenter un dispositif pour assurer des prix d’achat agricoles contenus entre une borne basse et une borne haute. Censé permettre de mieux rémunérer les producteurs, il divise profondément agriculteurs, industriels et négociants.














