Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sport Sport Sport Une balle dans le pied Une balle dans le pied Une balle dans le pied Hypertrophié, marchandisé et trumpisé, le Mondial 2026 a abîmé la compétition, et les coupables prospèrent. Article réservé aux abonnés Profusion et profits. La Coupe du monde à 48 équipes et 104 matchs (au lieu de 32 et 64) aura fait la fortune de la FIFA, moins le bonheur des passionnés pour qui cette compétition représente un trésor de souvenirs et d’émotions. Victime de son enflure, elle a aussi été ternie par l’indécence de Gianni Infantino et de sa relation avec Donald Trump. Avec le sacre de l’Espagne – la meilleure équipe et la plus méritante –, on peut dire que le football a gagné sur le terrain. En dehors, le football et la Coupe du monde elle-même ont beaucoup perdu. Bilan en quelques tableaux. Plus trumpienne que géopolitique Annoncée ad libitum comme « la plus géopolitique de l’histoire », cette Coupe du monde l’a finalement été moins que Qatar 2022. La Maison Blanche l’a instrumentalisée modérément, certes avec l’habituelle grossièreté trumpienne, mais elle a moins reflété l’état des relations internationales que celui des Etats-Unis. Dès les incidents aux frontières et les refus de visa, en particulier pour l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, puis le traitement réservé à la sélection iranienne, on comprit que la brutalisation des politiques migratoire et internationale de Washington n’épargnerait pas la Coupe du monde. Donald Trump s’est principalement illustré avec sa déplorable ingérence auprès de Gianni Infantino pour obtenir la levée de la suspension de l’attaquant états-unien Folarin Balogun. La remise du trophée à quatre mains par les deux compères, puis l’incrustation du milliardaire sur la photo, ont été surtout embarrassantes pour eux. Le Mondial des stars mondiales Petite revanche pour le football des nations sur celui des clubs, qui vampirisent les meilleurs joueurs : le prestige de la compétition, son importance pour l’attribution du Ballon d’or ont galvanisé les grands attaquants. Kylian Mbappé (10 buts) et Lionel Messi (8) se sont disputé les titres de meilleur buteur de la compétition 2026 et de meilleur buteur de son histoire – dont le premier s’est emparé. Viennent ensuite Erling Haaland, Harry Kane et Jude Bellingham (7), puis le Ballon d’or Ousmane Dembélé (6). Il vous reste 78.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La Coupe du monde de la FIFA plus que celle du football
Hypertrophié, marchandisé et trumpisé, le Mondial 2026 a abîmé la compétition, et les coupables prospèrent.







