Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sport Sport Sport Coupe du monde 2026 Coupe du monde 2026 Coupe du monde 2026 Analyse Denis Ménétrier Avec un surcroît de 16 équipes, de 40 matchs et dix jours supplémentaires de compétition par rapport à 2022, le nouveau format du tournoi de football qui débute jeudi 11 juin va permettre à la FIFA de générer d’immenses revenus, au détriment des supporteurs et de l’environnement. Publié le 09 juin 2026 à 14h00, modifié à 09h03 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés « C’est bien plus qu’un événement sportif. Ce sera simplement – et à jamais – le plus grand événement de l’histoire de l’humanité. » Le 5 décembre 2025, lors du tirage au sort de la phase de groupes de la Coupe du monde masculine 2026, Gianni Infantino fait dans l’emphase à l’évocation du tournoi qui va débuter, jeudi 11 juin, avec le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud. Sous les yeux de millions de téléspectateurs, le président de la Fédération internationale de football (FIFA) exulte. En trois phrases, il résume ce que sera la grand-messe de l’été, qu’il annonce comme « unique et grandiose », mais qui sera surtout d’une ampleur inédite : « Nous avons trois pays [organisateurs] magnifiques : le Mexique, le Canada et les Etats-Unis. Nous avons seize merveilleuses villes hôtes. Nous aurons 48 grandes équipes, représentant autant de nations, qui s’affronteront pour devenir, au terme de 104 rencontres, le seul et unique champion. » Avec seize sélections de plus que les éditions précédentes et un trio de pays organisateurs pour la première fois depuis la création de la compétition en 1930, le patron de la FIFA a réalisé ce qu’il estimait être son objectif, en 2017, un an après son élection : « Dessiner la Coupe du monde du XXIe siècle. » Mais, à l’époque, le dirigeant italo-suisse n’imaginait pas encore que le tournoi prendrait de telles proportions : la première mouture du projet a ainsi été amendée pour ajouter vingt-quatre matchs, une semaine de compétition, quatre villes hôtes et un tour supplémentaire à passer pour la sélection qui deviendra championne du monde. Son parcours sera composé de huit rencontres au lieu de sept, en raison de l’introduction des seizièmes de finale. Il vous reste 68.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.