Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Coupe du monde 2026 Coupe du monde 2026 Coupe du monde 2026 Analyse Stéphane Mandard Journaliste au service Planète Le Mondial 2026, qui s’ouvre jeudi 11 juin, s’annonce comme le plus polluant de l’histoire, en multipliant le nombre de matchs et les distances à parcourir d’un stade à l’autre. La FIFA assume cette attitude irresponsable dont les footballeurs et le sport risquent de pâtir. Publié aujourd’hui à 05h30 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés En 2022, avant la Coupe du monde au Qatar qu’il vantait comme la première édition « neutre en carbone », le président de la Fédération internationale de football (FIFA) Gianni Infantino, invitait dans une vidéo « tous ceux qui aiment le football et se préoccupent de l’environnement » à « brandir le carton vert de la FIFA pour la planète ». Quatre ans plus tard, le tout-puissant patron du foot mondial a laissé son « carton vert » dans sa poche. Epinglée en 2023 par la Commission suisse pour la loyauté, la FIFA a été sommée de « renoncer à l’avenir aux allégations de Coupe du monde neutre pour le climat ». Trois pays (Etats-Unis, Canada et Mexique), 16 stades, 48 équipes, 104 matchs : le Mondial 2026 s’annonce comme le plus polluant de l’histoire. Plusieurs organisations indépendantes ont cherché à évaluer le bilan carbone de cette édition au format XXL. Elles arrivent toutes à la même conclusion : il sera désastreux. Selon les estimations « conservatrices » du groupe de chercheurs Scientists for Global Responsibility, elle devrait générer au moins 9 millions de tonnes équivalent CO2. Une aberration climatique. Soit, en cinq semaines et demie de compétition, autant que les émissions annuelles de gaz à effet de serre d’un pays comme Chypre et ses 980 000 habitants. C’est deux fois plus que la déjà très polluante Coupe du monde au Qatar, et quatre fois plus que les Jeux olympiques de Paris 2024. Il vous reste 76.18% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La Coupe du monde de football 2026, une aberration climatique
ANALYSE. Le Mondial 2026, qui s’ouvre jeudi 11 juin, s’annonce comme le plus polluant de l’histoire, en multipliant le nombre de matchs et les distances à parcourir d’un stade à l’autre. La FIFA assume cette attitude irresponsable dont les footballeurs et le sport risquent de pâtir.













