Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Climat Climat Climat Tribune Collectif Un collectif de chercheurs et de spécialistes de la forêt estime, dans une tribune au « Monde », que l’atténuation du changement climatique n’est pas une gageure. Le rôle que pourraient jouer les forêts dans une telle stratégie en est un bon exemple. Publié aujourd’hui à 12h30 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Les canicules successives ont enfin installé dans le débat public les deux registres indispensables pour répondre au changement climatique : d’une part, l’adaptation, et, d’autre part, l’atténuation – mais au trop net avantage de la première. L’adaptation, en effet, semble relever à la fois de mesures concrètes (climatisation généralisée des équipements publics, végétalisation des villes…) et de programmes d’action à court ou moyen terme. Ce n’est pas le cas de l’atténuation, qui, en comparaison, paraît porter davantage sur des concepts – la décarbonation, par exemple – et nécessiter de s’inscrire à la fois dans le temps long et à l’échelle de la planète. Cette présentation est contestable. En réalité, l’atténuation, parce qu’elle vise la racine même des dérèglements écologiques (les pressions humaines prédatrices sur les écosystèmes naturels), ouvre une perspective simple, concrète et fondamentale : parier sur la nature, lui redonner un rôle et une place conformes aux exigences d’une planète habitable pour tous, en faire une protagoniste et une alliée des stratégies d’atténuation. En dépit de son caractère global et de long terme, une telle perspective peut être mise en œuvre ici et maintenant. Cependant, cela nécessite de changer de méthode d’action. Il faut arrêter d’afficher des objectifs ambitieux – comme celui de passer 10 % du territoire en « protection forte » en Europe et en France à l’horizon 2030, alors que l’on en est à 1,8 % en France métropolitaine – et de les mettre en œuvre par le biais de politiques de petits pas. Ce grand écart, en leur ôtant toute efficacité, décrédibilise les mesures d’atténuation. Libre évolution Changer de méthode, c’est d’emblée agir en très grand, et c’est possible. Un exemple particulièrement éclairant en est donné par la situation des forêts. Leur rôle est déterminant dans l’absorption et le stockage du dioxyde de carbone. Cela est particulièrement vrai pour les forêts plus anciennes ou vieillissantes, par ailleurs productrices essentielles de biodiversité. Or ce puits de carbone est dégradé. Il vous reste 65.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Réchauffement climatique : « Changer de méthode, c’est d’emblée agir en très grand, et c’est possible »
TRIBUNE. Un collectif de chercheurs et de spécialistes de la forêt estime, dans une tribune au « Monde », que l’atténuation du changement climatique n’est pas une gageure. Le rôle que pourraient jouer les forêts dans une telle stratégie en est un bon exemple.








