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ReportageAu milieu d’une vallée et de gorges protégées sinue une rivière translucide, parfois tumultueuse. Un havre pour les truites, loutres et hérons cendrés.

A la veille de l’été, les galets de la plage du Roy chauffent déjà sous le soleil gardois. Des promeneurs et leur chien trempent franchement leurs pieds dans la Cèze, dont le niveau atteint péniblement quelques centimètres ici. Sur cette étendue de cailloux qui borde la rivière dans la commune de Méjannes-le-Clap, dans le Gard, il faut ouvrir l’œil pour mesurer la variabilité de débit de la rivière : les arbustes sur les rives portent encore les stigmates de la dernière montée des eaux.

Affluent du Rhône, celle qui prend sa source dans les Cévennes, sur le versant oriental du mont Lozère, a marqué les esprits dans le passé en raison de ses crues redoutables. Des images impressionnantes de 2002 figurent d’ailleurs encore sur certaines cartes postales, sur les présentoirs de boutiques de souvenirs de la région. En dehors de ces épisodes exceptionnels, cette paisible rivière baignable s’étend sur environ 130 kilomètres.