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ReportagePerché au bord du Gardon, le prieuré Saint-Nicolas de Campagnac propose onze chambres à l’apaisante clarté aménagées au sein d’un ensemble patrimonial exceptionnel, avec église désacralisée transformée en espace d’exposition, et piscine naturelle installée dans d’anciens réservoirs.
Il était une fois un pont sur le Gardon, qui reliait le Languedoc aux Cévennes. Bâti il y a près de huit cents ans par les moines pontifes habitants du prieuré voisin, l’ouvrage est toujours debout, bien que grandement modifié au XIXe siècle, puis reconstruit après la crue historique de la rivière en 2002. C’est sur lui que l’on passe en voiture en arrivant de Nîmes, après avoir traversé le grand camp militaire des Garrigues, où l’on ne croise aucune habitation.
En pleine nature, le prieuré Saint-Nicolas de Campagnac se dévoile alors. Juste après le pont du même nom, en surplomb de la rivière asséchée (mais sous le lit de laquelle l’eau fraîche s’écoule avant de resurgir quelques kilomètres en aval), c’est un ensemble impressionnant de bâtiments en pierre ocre, avec son église, son four à pain, son chai et ses deux maisons d’hôte qui accueillent les visiteurs depuis 2023.






