Publié le 05/06/2026 17:19
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Direction la Garonne avec "Le 13h découvertes". Le fleuve qui prend sa source en Espagne avant de se jeter dans l’océan Atlantique façonne les paysages. Autour de lui s’articulent de nombreuses activités humaines, comme la viticulture ou encore l’élevage bovin.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Depuis des millénaires, la Garonne façonne les paysages et les hommes. "On devient vraiment un aventurier sur la Garonne parce que chaque méandre, chaque virage, c'est un nouveau paysage", confie Jean-David Capdeville, charpentier de marine. C'est le grand fleuve des habitants du Sud-Ouest. Descendu des montagnes pyrénéennes pour rejoindre l'Atlantique, rien ne l'arrête. "Elle est téméraire, elle est sauvage, elle est agressive, elle est incertaine. Mais c'est pour ça qu'on l'aime", souffle Paul Gonfrier, viticulteur.L'appel du large. Sur le petit chantier naval Tramasset, une sortie se prépare. La flottille n'est pas toute jeune, elle en a vu des tempêtes. Certains jours, le fleuve ressemble à l'océan. Jean-David Capdeville s'extasie : "C'est super beau, la Garonne est super belle aujourd'hui, il y a un peu d'air, il y a un magnifique soleil, l'eau est superbe. On a toujours ce point de vue magnifique du virage, là-bas, qui nous amène au bout du monde à chaque fois."Jusqu'au début du XXe siècle, la Garonne était un haut lieu de négoce avec ses commerçants et ses pêcheurs. Ces matelots, avec à leur tête Marie Hebrard, directrice des chantiers Tramasset, font perdurer les traditions : "On est sur un bateau traditionnel de notre tronçon de la Garonne, ça s'appelle une filadière. C'était un bateau de pêche au filet. Il appelle au collectif. Il faut qu'on s'accorde dans nos mouvements, les manœuvres..."Depuis cinq générations, la Garonne fait vivre la famille d'Anthony Cousteau. L'éleveur ne passe pas une journée sans la contempler. Quand vient le printemps, ses vaches retrouvent un espace naturel de 250 hectares, à moitié immergé. "Je suis un enfant du marais, je suis né dans le marais. On n'a pas les mêmes contraintes, des contraintes d'eau, d'inondation, de terre humide, mais l'été on arrive à avoir du fourrage", détaille-t-il. Les alluvions déposées par le fleuve font un excellent engrais : "Ça sent la vie, ça sent la qualité de l'herbe qui est extra au niveau de notre fleuve. C'est grâce au fleuve qu'on arrive à avoir une qualité d'herbe comme ça."Avant de rejoindre l'océan, la Garonne traverse un royaume. À perte de vue, le vignoble bordelais domine la plaine. Entre le fleuve et l'homme, une complicité, un don du ciel que décrit Paul Gonfrier, viticulteur : "La Garonne, c'est elle qui a creusé les collines qui nous affleurent, c'est grâce à elle que notre terroir est dessiné. Ici, quand on se balade, on retrouve souvent des coquillages, coquillages issus du calcaire qui a été apporté par la Garonne. Et ça, ce sont vraiment des éléments qui sont des marqueurs de l'histoire de la Garonne. Au-delà de ça, le paysage de la Garonne, effectivement, il nous irrigue, puisque les villes qui sont situées en bord de Garonne sont naturellement irriguées par la Garonne constamment."Un paradis entre terre et eau que le viticulteur souhaite faire découvrir aux visiteurs de passage. Pour eux, il a décidé d'ouvrir un gîte pas tout à fait comme les autres : une maison flottante. "La magie de ces maisons flottantes, c'est qu'elles ont la faculté de s'élever avec les marais, de s'élever malgré une crue, à 3 mètres de haut. Donc ça permet de lisser ces phénomènes", abonde-t-il.À chacun son histoire envoûtante avec la Garonne, qui vous attire assurément dans ses filets.









