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ReportageDe Rochefort à Angoulême, un itinéraire pédestre et cycliste suit les rives du cours d’eau. Offrant un paysage changeant entre roselières, coteaux couverts de vignes et pierre blanche.
Habituellement, quand un cours d’eau traverse une ville, l’urbanisme gagne les deux berges. Rien de tel à Rochefort, en Charente-Maritime. Sur la rive gauche de la Charente, la nature déroule son tapis vert, entre champs et marécages, jusqu’à l’embouchure, à une quinzaine de kilomètres. Même le système de traitement des eaux usées se camoufle dans ce paysage à l’incroyable palette de couleurs, du marron du limon au bleu profond.
Depuis 1989, la station de lagunage la plus vaste d’Europe constitue un mode écologique de décantation grâce à l’action du vent et du soleil, mais aussi aux boues d’argile et à des bassins. Ceux-ci, comme les roselières et les marais alentour, sont un refuge pour les oiseaux. Des excursions en kayak, organisées par la Ligue pour la protection des oiseaux, permettent de les observer.













