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ReportageProtégé par un cordon dunaire, ce bassin morbihannais est un écrin naturel dont le paysage évolue au gré des marées. Ses vasières et prés salés font le bonheur de milliers d’oiseaux qui viennent s’y réfugier.

Caché dans la rade de Lorient, dans le Morbihan, un petit bras de mer de 566 hectares fait partie des paysages les plus singuliers du littoral breton. L’histoire de sa formation est longue et mystérieuse. C’est le paysage sableux environnant, qui, en mouvement perpétuel, va, au gré des courants marins, s’accumuler jusqu’à créer un long cordon dunaire, appelé « tombolo », dont la formation remonte à vingt mille ans. Ce tombolo rattache aujourd’hui une presqu’île, celle de Gâvres, au continent.

La « petite mer intérieure », elle, correspond à l’espace maritime resté « piégé » derrière le cordon dunaire. Une baie semi-fermée où les eaux de l’océan Atlantique continuent d’entrer par un étroit goulet situé entre les communes de Port-Louis au nord et de Gâvres au sud. Depuis 1774, une navette maritime relie, en une dizaine de minutes, ces deux bouts de terre qui se font face.