Les cinéastes comme les architectes posent un regard singulier sur leur environnement. Celles et ceux qui ont la tâche de tracer les plans de nos maisons ou de nos lieux de rassemblement se laissent-ils influencer par le cinéma ? Est-ce que les films représentent pour eux une source d’inspiration ? Dans la série La leçon d’architecture, Le Devoir va à la rencontre d’architectes paysagistes pour parler de leur métier, mais à travers le filtre du septième art.
Michel Langevin possède l’étoffe d’un véritable ambassadeur de l’architecture du paysage. L’homme est intarissable lorsqu’il s’agit de vanter les vertus des parcs éponges, des rues piétonnes et des places publiques. Être l’associé principal et le cofondateur de la firme NIPPAYSAGE signifie un attachement particulier aux espaces verts, à tous ces endroits où convergent les citoyens en quête de fraîcheur, de chaleur humaine, de quiétude ou d’évasion. D’où sa fierté de voir les Montréalais s’approprier des lieux conçus par son équipe, comme la toute jeune place des Fleurs-de-Macadam, au cœur du Plateau-Mont-Royal, le Grand Quai du port de Montréal, ou encore le square Viger, dans une nouvelle allure resplendissante, situé face au centre hospitalier de l’Université de Montréal et surplombant l’autoroute Ville-Marie. Grand amateur de vélo, Saguenéen d’origine devenu amoureux de Montréal, Michel Langevin est bien déterminé à laisser l’empreinte de sa firme aux quatre coins de la métropole, et même au-delà. Quant au cinéma, il considère que le trajet pour se rendre jusqu’à la salle fait déjà partie de l’expérience.Quel type de spectateur de cinéma étiez-vous dans votre jeunesse, et de quelle façon votre rapport au septième art a-t-il évolué avec les années ?







