Les cinéastes comme les architectes posent un regard singulier sur leur environnement. Celles et ceux qui ont la tâche de tracer les plans de nos maisons ou de nos lieux de rassemblement se laissent-ils influencer par le cinéma ? Est-ce que les films représentent pour eux une source d’inspiration ? Dans la série La leçon d’architecture, Le Devoir va à la rencontre d’architectes pour parler de leur métier, mais à travers le filtre du septième art.
Les amoureux du livre et du savoir doivent beaucoup à Marie-Chantal Croft. Sa carrière d’architecte l’a menée à concevoir la Grande Bibliothèque de BAnQ, à Montréal, de même que la bibliothèque de Charlesbourg, en banlieue de Québec. Et c’est sans compter la réalisation du Musée de la Gaspésie, à Gaspé. Celle qui a passé une partie de son enfance à Paris grâce à un père diplomate reconnaît sa chance d’avoir grandi dans un monde empreint de culture. Or, la petite Marie-Chantal se plaignait souvent de l’intérêt de ses parents « pour les ruines » lorsque sa famille ratissait l’Europe. Depuis 2020, elle travaille au sein d’Écobâtiment, une organisation qui met en avant des pratiques durables en matière de construction, de gestion et de préservation du milieu bâti, dont les églises à l’abandon. « D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être architecte, et si, à 4 ans, je ne comprenais pas pourquoi mes parents m’emmenaient visiter de vieilles églises, aujourd’hui, j’y vois un signe ! » se souvient celle qui compte aussi un hôtel magnifique, Le Germain, à Baie-Saint-Paul, parmi ses réalisations.Quel était votre rapport au cinéma et comment a-t-il évolué au fil des années ?











